Avoir un enfant seule / seul, monoparentalité

L’idée

Contrairement aux femmes qui sont laissées seules à cause de divorces ou du décès de leurs conjoints, certaines personnes font consciemment le choix d’avoir un enfant seule. Un phénomène s’est accentué ces dernières années, c’est que de plus en plus d’hommes hétérosexuels ou homosexuels, choisissent de créer des familles.

On peut se sentir seul face à la perspective d’avoir un enfant par soi-même, en effet c’est plus compliqué, mais des solutions existent. Sachez déjà que vous n’êtes pas la première personne à vouloir un enfant seule et vous ne serez certainement pas la dernière. Différentes solutions sont possibles en fonction de votre sexe et de vos aspirations.

La conception

Il existe deux façons de devenir parents l’adoption ou la conception et ensuite le choix pour la gestation (par soi-même ou par autrui).

  • La conception avec l’aide d’un donneur de sperme et la fécondation in vitro pour les femmes. Le recours à une mère porteuse (gestation pour autrui) est interdite en France.
  • L’adoption pure et simple pour les hommes ou les femmes.

Ces méthodes sont parfaites pour les femmes célibataires ou les couples homosexuels qui veulent avoir un enfant. Notons au passage qu’il ne faudra pas hésiter à demander à des proches de vous accompagner pendant votre parcours. Choisissez quelqu’un avec qui vous êtes en confiance afin de vous accompagner durant votre grossesse pour vous encourager au cours des différentes étapes de votre grossesse et/ou votre accouchement.

L’éducation

Si vous avez choisi d’aller dans la voie du don anonyme pour avoir votre enfant, vous vous inquiétez peut-être sur la façon dont votre enfant va vivre la situation.Vous n’aurez pas le soutien du père ou de la mère biologique mais il faudra vous créer un autre groupe de soutien composé de membres de votre famille, de votre conjoint, d’amis ou d’autres personnes de votre entourage.

Sachez que la question de l’autre parent biologique se posera un jour ou l’autre et il vous faut préparer votre réponse car le sujet viendra inévitablement. Le plus confortable est peut-être de ne pas connaitre le père biologique,vous n’aurez ainsi pas de doute sur votre façon de faire.

Il est important de se rappeler sans cesse qu’un donneur n’est pas un parent. Beaucoup de personnes qui ont décidé de faire un enfant seule refuse d’entrée que les enfants partent en mission à la recherche de leurs parents génétiques. Les enfants seront de toute façon épanouis et en bonne santé avec un parent célibataire tant qu’ils se sentiront aimés et soutenus et sauront qu’ils étaient désirés.

CONCLUSION

Pour les parents des deux sexes, il faudra faire face à des stéréotypes et des préjugés, y compris des commentaires prévisibles sur la constitution classique de la famille. Malgré le grand nombre d’hommes et de femmes qui élèvent seules des enfants, l’hypothèse sous-jacente que les hommes célibataires, hétéro ou gay ne peuvent pas élever un enfant seul a tenu bon jusqu’à tout récemment.

C‘est en effet plus difficile pour les hommes que pour les femmes.Pour les hommes il faudra faire face à « la stigmatisation et la suspicion.

Par exemple : Si une mère est en réunion et tout d’un coup, elle est appelée parce que son enfant est malade, personne ne lève un sourcil mais si un homme est appelé parce que son enfant est malade et il doit partir, il lit dans le regard des autres « mais où est ta femme ? ».

Quelques chiffres et conclusions d’étude

  • La famille monoparentale représentent actuellement le quart des ménages, avoir un enfant seul(le) n’est plus « marginale ».
  • 85% des parents en famille monoparentale sont des femmes, et elles sont dans cette situation depuis en moyenne 5,6 ans, soit plus que les hommes (4,2 ans) ( source : INSEE).
  • La coparentalité est à l’origine de peu de couple monoparentales, en particulier pour les hommes (5% contre 16% de femmes), la séparation est le principal déclencheur.
  • L’impact éducatif sur les enfants est présent, mais reste relativement faible note l’Insee, 24% des femmes non diplômées sont en situation monoparentale depuis dix ans ou plus, contre 15% des bachelières ou diplômées du supérieur. Chez les hommes : 14% des sans diplôme élèvent seuls leur enfant depuis plus de dix ans, contre 7% des titulaires du bac ou plus.

 


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